Comment prospérer dans la révolution

Le , la 4ème révolution technologique

La 4ème révolution industrielle, le digital, génère des bouleversements technologiques incessants, qui n’épargnent aucune économie, aucune structure politique, aucune société. Intelligence artificielle, réalités augmentée et virtuelle, « chat bot », « block chain » sont les nouveaux smartphone, médias sociaux, « big data ».

Et que dire de l’émergence de l’internet des objets ? « ATAPAD [1]», nous sommes connectés en tout temps, en tout lieu, sur tout appareil.

La digitalisation, un monde « VUCA »

Les économies circulaire, collaborative (« open innovation », « open data »), participative (« crowdfunding », « crowdsourcing »), les innovations de rupture (« ubérisation », Tesla) s’entrechoquent au quotidien. La génération Y et autres « enfants du millénaire », ces princes du numérique, exigent de la part d’organisations encore hiérarchisées et procédurales, la mise en place de nouvelles ambitions (confiance, coopération, collaboration, transparence) et de nouvelles pratiques.

Employés, fournisseurs, clients, partenaires, tous sont des « utilisateurs ». Satisfaction et loyauté envers l’ se mesurent en termes d’« expérience de l’utilisateur » (« UX », « User Experience », en anglais.)

Nous vivons et opérons dans la « normalité VUCA » du monde digital qui combine complexité (la technologie fait appel à des compétences qu’un seule personne ne peut appréhender,) volatile (le taux de transformation s’accélère de jour en jour), ambigu (la situation nous échappe par manque de repères et de clarté), incertain (est-ce que ce qui était vrai hier, l’est encore aujourd’hui et le sera-t-il demain ?)

« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. » – Albert Einstein

Transformation Digital

La nécessité de construire une organisation qui peut changer à la fois sa culture et sa technologie est devenue essentielle.

Innovation

La nécessité de construire une organisation qui peut assurer à la fois sa prospérité courante et future est devenue essentielle

L’organisation, un organisme vivant

« Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements. » – Charles Darwin

Pour survivre et prospérer dans un monde « numérique VUcA », l’organisation doit évoluer pour pouvoir s’adapter de manière continue aux changements perpétuels de son écosystème et :

  • autoriser la dynamique d’adaptation
  • mobiliser l’énergie au service de l’ambition collective
  • autoriser l’intelligence collective
  • autoriser une culture d’expérimentation
  • créer en continu de la valeur pour le client-utilisateur
  • structurer la dynamique de l’innovation

Les 4 pivots de la « start-up attitude »

« Great things in business are never done by one person. They’re done by a team of people. » – Steve Jobs

Engager le client-utilisateur

Vous et vos collaborateurs, l’entrepreneur et les intrapreneurs, élaborez votre « business model ». Votre intention est louable : créer de la valeur pour vos client-utilisateurs.

Sans tester vos hypothèses, sans développer d’empathie envers votre client-utilisateur, sans prendre la mesure de l’expérience de votre écosystème, comment pouvez-vous garantir la désirabilité (l’acceptation) de votre idée, de votre produit, de votre service ? de votre « business model » ?

Responsabiliser vos collaborateurs

Le Taylorisme, qui a toujours bon pied et bon œil, se fonde sur le micro-contrôle des procédures, la gestion d’ « top-down » et la centralisation de l’expertise au sommet de la hiérarchie.

Dans un monde complexe et ambigu, vos collaborateurs sont plus que jamais en première ligne. Les demandes de votre écosystème ne souffrent ni délai, ni expérience insatisfaisante, ni langue de bois, au risque de ternir l’image de votre marque. Les coûts de « damage control » peuvent se révéler astronomiques.

Motiver, inspirer, déléguer, collaborer, accompagner, encourager l’expérimentation, autoriser la responsabilisation. Ce sont quelques-uns des facteurs critiques de succès d’un leadership déléguant, d’une organisation apprenante et d’une culture participative.

Maintenir l’excellence

En temps de bouleversements économiques, la prospérité (à contre-courant) de certains organismes est liée à la capacité de leurs leaders d’autoriser un modèle d’« ambition collective ».

Ce modèle résume la façon dont entrepreneurs et intrapreneurs pensent au pourquoi ils existent, à ce qu’ils espèrent accomplir, au mode de collaboration pour atteindre leurs ambitions et à la manière dont la promesse de marque (« brand promise », en anglais) s’aligne avec leurs valeurs fondamentales.

Ces entreprises ne tombent pas dans le piège de la poursuite d’une seule ambition, comme les bénéfices. Au lieu de cela, les employés collaborent pour façonner une ambition collective qui se substitue aux objectifs individuels et prend en compte les éléments clés nécessaires pour atteindre et maintenir l’excellence.

Financer l’innovation

“The basic problem confronting an organization is to engage in sufficient exploitation to ensure its current viability and, at the same time, devote enough energy to exploration to ensure is future viability” – James G. March, Stanford Professor

Le principe fondamental de l’innovation d’entreprise est qu’aucun produit ne peut être « mis en production » avant qu’un « business model » n’ait été validé.

Le travail des « innovateurs » est donc de valider les hypothèses de création de valeur (c.à.d., le produit ou service répond-il aux besoins des client-utilisateurs ? « Désirabilité ») et leurs hypothèses de croissance (c.à.d., le produit ou service délivrera-t-il revenus, marchés et donc croissance ? « Viabilité »).

A propos de l’auteur, Jean-Raymond Naveau

J’ai débuté ma carrière en tant que « Product Manager » pour un éditeur de logiciels de gestion opérationnelle et financière. Pendant près de 10 ans, j’ai travaillé avec Dun & Bradstreet Software, en Belgique et en mission de longue durée dans ses quartiers-généraux d’Atlanta (GA).

Ensuite, pendant près de 17 ans, j’ai porté ma carrière dans la Silicon Valley sur la baie de San Francisco (CA). Ma mission, au sein de la société Oracle, est de contribuer au développement et au marketing, ainsi qu’à la sensibilisation et la stratégie de ses logiciels de gestion d’entreprise. J’ai donc très rapidement intégré l’écosystème des start-ups de la Silicon Valley.

En tant que Vice-President, Product Management & Marketing à Stakeware, sous la houlette de salesforce.com, ma mission était alors de gérer les applications de responsabilité sociale des entreprises (« CSR – Corporate Social Responsibility »). Sans transition, je deviens co-fondateur du Global IPR Exchange, une plate-forme d’échange électronique pour le marché liquide des licences de brevets. Enfin, en tant que Director, Program à GuideWire Group, j’obtiens une subvention de la NSF (« National Science Foundation ») pour assurer la construction d’une plate-forme sociale dédiée à l’écosystème et l’accélération des startups.

Dès mon retour en Belgique en 2013, en tant que Directeur Général de DRP Agency, je m’investis dans la gestion des problèmes de « business continuity » dans le secteur public. Je collabore ensuite avec un intégrateur de la « suite intégrée d’applications business » Odoo. Je travaille également avec Egg3, une coopérative de free-lances.

Mes passions oscillent entre l’écriture de livres pour enfants, la mécanique quantique, l’accompagnement des entreprises dans leur transition digitale et agile, l’écosystème des start-ups belge et californien, la lecture et le jardinage.

Mon expérience couvre la scène internationale des startups et scale-ups, TPE, PME et grandes entreprises opérant globalement.

En mars 2017, je me porte volontaire en tant que mentor pour les startups au sein de l’incubateur B-Sprouts. Aujourd’hui, je pars en croisade pour aider les entreprises à amorcer et à réussir leur .

[1] Any time, any location, any device.