Qui a peur du grand méchant loup ?

« Then I’ll huff, and I’ll puff, and I’ll blow your house in. »

Qui a encore peur du grand méchant loup ?

La technologie « bobinette qui cherra » a bien été mise au rencard.
La malebête est passée au « tout digital » !

Digitalisation des entreprises numériques ?

La « digitalisation » est la tendance business la plus médiatisée de nos jours. Comme de bien entendu, le terme est rapidement devenu un mot commercial à la mode, un « buzzword » bradé à tout vent, vidé de son message.

La digitalisation est l’utilisation des technologies numériques pour changer un modèle d’ et fournir de nouveaux revenus et des opportunités productrices de valeur.
C’est le processus de se transformer en une numérique.

Le défi s’applique aux entreprises de toutes tailles. Entreprises mondiales ou globales opérant au niveau international ou local ; PME (« petites et moyennes entreprises ») ; microentreprises, y compris scale-ups et startups.

Digitaliser son business, ce n’est pas « brancher » la dernière app (moins de 10 applications en moyenne tournent sur nos smartphones dernier cri) ; budgéter le dernier projet « smart city » (les solutions de mobilité, bien que cruciales pour les coûts d’exploitation de l’entreprise, ne génèrent pas de valeur) : concevoir le site web cool (facturé au prix fort qui n’intègrera pas la stratégie commerciale de la PME) ; etc.

L’entreprise numérique, c’est :
• une suite intégrée d’applications business, conçue avec le client au cœur (« customer-centric ») des fonctions back office internes et front office externes
• une technologie mobile et collaborative pour des outils analytiques « BI » (« business intelligence ») en permanence sous la main pour prendre rapidement des décisions éclairées
• la simplicité et la conformité des meilleures pratiques (« best practices ») éprouvées.

Logiciel pour entreprise numérique ?

Demandez donc à votre interlocuteur quelle est la proposition de valeur d’un système ERP ?

Aucune chance (ou alors extrêmement faible) que la corrélation entre les exigences de la stratégie de digitalisation et les solutions apportées à travers le système ERP soit établie. Et ce, quel que soit votre interlocuteur : entrepreneur, chef d’entreprise, département ICT, financier, ou commercial, cellule « réseaux sociaux », etc.

ERP (« enterprise resource planning) ? Votre interlocuteur verra plutôt surgir en face de lui, Ysengrin, le loup du moyenâgeux Roman de Renart. Et pourtant …

Un système ERP est un logiciel de gestion d’entreprise qui automatise :

• les fonctions back office, qui n’affectent pas directement les clients et le public
• les fonctions et les communications front office avec les partenaires externes.
Par exemple, la gestion de la relation client (CRM – « customer relationship management ») ou la gestion de la relation fournisseur (SRM – « supplier relationship management »), etc.
• des systèmes e-business tels que e-commerce, e-gouvernement, e-telecom, e-finance, etc.
• les outils GRC (« governance, risk, & compliance ») afin de fonctionner plus efficacement et de permettre une circulation d’information fluide .
Autrement dit, afin d’assurer que l’organisation respecte ses objectifs.
• les outils BI (« business intelligence ») pour la transformation des données brutes en informations (pertinentes et utiles) à des fins d’analyse commerciale et stratégique.
Identifier de nouvelles opportunités et des stratégies innovantes sur base de cette analytique peut fournir aux entreprises un avantage concurrentiel et la stabilité à long terme.

Il n’y a pas lieu d’avoir peur du grand méchant loup numérique !

L’entreprise numérique se doit d’adopter le nouveau « way of doing business » que les technologies numériques ont créé. Cette évolution est bel et bien devenue une question de survie.

Le « way of doing business » a évolué mais les outils de gestion de l’entreprise numérique reposent encore sur les mêmes principes fondamentaux : augmenter les revenus, mitiger les pertes et gérer en conformité avec la loi.

C’est donc bien le système de gestion de l’entreprise qui doit évoluer.

Ne commettez pas l’erreur de vous disperser en créant un nouvel enchevêtrement non plus de « logiciels » mais d’apps. Ces apps devront communiquer avec vos outils logiciels de gestion, au risque de faire exploser votre coût total de possession (« TCO » – « total cost of ownerhsip ») et de dégrader l’expérience de l’utilisateur … et donc les performances de votre système ERP.

Quelle est la morale de cette histoire ?

Pour embarquer le principe de digitalisation au sein de votre entreprise, ressourcez vos outils de gestion d’affaires. C.à.d. votre système ERP qui aujourd’hui se décline en une suite d’applications d’affaires qui automatisent toutes les fonctions opérationnelles et stratégiques de l’entreprise : ERP, CRM, BI, GRC et e-business.

Les principes directeurs de la suite ERP d’applications de votre entreprise numérique devront adhérer aux concepts suivants :

• modulaire
• évolutive
• intégré
• collaboratif
• « customer-centric »
• convivial
• 100% mobile
• 100% « web-based »
• social (enterprise 2.0)
• « best practices » (meilleures pratiques)
• dans le Cloud.

Mais ça, c’est une autre histoire …

Jean-Raymond Naveau

Jean-Raymond Naveau

Après 17 ans dans la Sillicon Valley où il a continué d’exercer ses responsabilités en product management, product marketing, business analysis & business development pour les logiciels de gestion d’entreprise (ERP, CRM, BI, GRC) d’Oracle, Jean-Raymond Naveau revient en 2013 en Belgique pour vivre à Grand-Rosière-Hottomont et assister un intégrateur des solutions SAP & Odoo, dans son effort de business development.

Lors de son séjour dans la baie de San Francisco, CA, il intègre l’écosystème des startupset des VC (« venture capitalists ») de Sand Hill, Palo Alto, CA.

Il est co-fondateur & VP, Products du Global IPR Exchange, une plateforme d’échange électronique pour le marché (liquide) des licences de brevets.

Il participe comme VP Product Management & Marketing, à Stakeware qui gère la responsabilité sociale de l’entreprise.

Il construit une plateforme sociale dédiée à l’écosystème des startups, qui sont préalablement évaluées selon la fiche d’évaluation G/Score ™ et obtient une subvention de la NSF (« National Science Fundation ») en tant que Director, Program à GuideWire Group.

De retour en Belgique, il sera General Manager de DRP Agency (« Disaster Recovery Planning ») et se focalisera sur la continuité des affaires (« business continuity ») des administrations communales et CPAS. Il développera des relations avec l’EPO (« European Patent Office ») à travers sa position de Director, Products pour Edyt_.

Muni d’une candidature en ingénieur civil de l’UCL et d’un graduat en de l’Institut Paul Lambin sur le site de Woluwé-St-Lambert de l’UCL, il apprend (en Belgique et à Atlanta, GA) toutes les ficelles du product development life cycle, management & marketing et business analysis & development avec Dun & Bradstreet Software, leader du marché ERP pour le mainframe et l’AS400.

Il continuera donc sur cette voie en déménageant en 1997 à Los Gatos, CA (où il verra naître et prospérer Netflix) pour gérer le passage à la monnaie unique de l’Union Européenne, depuis les quartiers-généraux d’Oracle, à Redwood Shores, CA.

Ceci explique vraisemblablement sa fascination pour la physique quantique ; son engagement auprès des Be Angels ; son adhésion au Cercle du Lac et au Cercle de Wallonie ; son intérêt pour les solutions informatiques d’affaires pour la gestion des startups.

Son autre passion, ce sont les contes pour enfants. Affaire à suivre donc …

 

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