Vous avez étudié l' en Belgique ? Et si vous nous en parliez ?

Court sondage

L’expert en “votre business” … c’est vous et votre équipe

J’ai changé de lunettes.

Auprès d’un génial opticien au beau milieu de la Hesbaye.

Super service, superbe rencontre.

Jusqu’au moment où le mot “apps” a été prononcé. S’en est suivi une longue litanie (justifiée) sur les coûts et l’inadéquation de son web site … que je confirme. Je suis tout de même parti avec ma paire de lunettes … entières.

La charge du “cahier des charges”

Parce qu’il a fait appel à des éditeurs de logiciels, des intégrateurs, des consultants en digitalisation, mon opticien est tombé.

Bien qu’experts et compétents, ils surfent sur la peur des entreprises de manquer le virage qui résoudra tous leurs problèmes. Dixit les pseudo-accompagnateurs d’ et autres prédicateurs digitaux : “Embrassez la , c’est la solution à tous vos besoins BUSINESS ! ”

Écrasés sous “the” cahier des charges, plus volumineux que l’encyclopédie Universalis, ils sont extérieurs à votre organisation, à vos valeurs, à votre mission, à votre business. Et leur business model est de dire oui à leur client. De développer le code “qui va permettre de conduire VOTRE business selon les standards de LEUR solution logicielle”.

Voilà, je me sens mieux ! Toute ma frustration est sortie. Mais celle de mon opticien est toujours aussi vive.

Combien de milliers (!) d’euros perdus alors que … la (re ?) mise sur pied d’un business florissant et innovant n’est pas un problème technologique mais un problème business. Qui plus est, SON business.

Mon opticien est tombé … COMMENT ?

En tant que responsable de l’expérience de sa clientèle, il veut pouvoir notifier son client Lambda du rendez-vous pour l’essayage de ses lunettes, pour son examen annuel, pour l’arrivée de sa commande récurrente de verres de contact, pour la rentrée en stock de sa marque préférée de lunettes solaires. Par exemple.

En tant que responsable d’, il doit pouvoir être alerté (automatiquement) d’une singularité dans son stock, dans ses ventes, dans ses livraisons, dans les chiffres de sa campagne marketing. Par exemple.

Mon opticien (toujours préféré à ce stade) aurait pu s’approprier la transition digitale de SA boutique et de SES services en communiquant ce dont il avait BESOIN pour conduire son business.

Voilà ce qu’il aurait dû demander à solutionner (à digitaliser) : son BUSINESS exprimé sous la forme de “desiderata” qui respectent une grammaire logique :

●     un rôle (QUI)

●     une fonction ou une procédure (FAIT QUOI)

●     un résultat (POURQUOI)

Voilà ce que son interlocuteur aurait dû demander à entendre et à solutionner.

Mon opticien se relève … COMMENT ?

En ramenant son projet de transformation digitale au sein de son équipe (celle qui collabore au succès de l’entreprise et possède l’expertise et l’expérience du business); au lieu de le confier à une équipe technologique extérieure (qui a un agenda commercial incompatible avec son propre budget et aucune affiliation avec son business).

En invitant SON équipe technique à collaborer avec SON équipe business. C’est à dire, en se réappropriant le projet grâce à une description simple de ses besoins de RÉSULTATS.

Un dialogue s’engage ainsi entre les gardiens de la stratégie business, les opérationnels en contact avec toutes les parties prenantes (clients, fournisseurs, intermédiaires, partenaires, employés, etc.) et les experts en outils digitaux. Il serait plus correct de parler de leviers digitaux. [1]

Et pourtant, il n’est pas pour autant sorti du bois (pardon, du trou.) Il a découvert deux facteurs critiques et essentiels du succès d’une transition digitale.

Il reste un troisième écueil à éviter : les apps !

Le miroir aux “apps” …

Parce qu’il a fait appel à un équipe extérieure d’éditeurs de logiciels, d’intégrateurs, de consultants en digitalisation, mon opticien est tombé. Rien de nouveau sur ce front.

Leur business model est de développer une solution qui répondra à toutes les exigences du cahier des charges. Rien de répréhensible.

Mais voilà, dans ce monde en perpétuelle mouvance, ce sont les données qui génèrent les informations nécessaires à la délicate manœuvre de la gestion et de l’ADAPTABILITÉ de l’entreprise (marchande ou non).

Les DONNÉES, pas les apps !

Mon opticien est tombé … POURQUOI ?

Son web site répond à toutes les normes 3.0 ou 3.1416 ou que sais-je encore. S’il attire les visiteurs comme des mouches, il ne lui apprend rien ou trop peu sur eux, sur qui ils sont, quand ils sont venus, quand ils sont partis, ce qu’ils ont regardés (tant soit peu que son site raconte une histoire qu’il les a intéressés.)

Big data ? Des mots qui font tinter les oreilles de mon opticien. Pour le rassurer, je lui achète une paire de lunettes solaires. Non, ce n’est pas pour cela, une solde à ne pas manquer, tout simplement.

La quantité de données dans notre monde a explosé.

L’analyse de grands ensembles de données -ce qu’on appelle le big data– est devenu une arme clé pour la conquête de la concurrence, sous-tendant de nouvelles vagues de croissance de la productivité, d’innovation et de consommation.

Les dirigeants de chaque secteur (et pas seulement quelques gestionnaires axés sur les données) devront s’attaquer aux implications du big data.

Le volume croissant et le détail des informations saisies par les entreprises, l’essor du multimédia, les médias sociaux et l’Internet des objets (“Iot”- Internet of things) alimentent une croissance exponentielle des données.

Bla-bla.

Revenons à la réalité de la PME, celle de mon opticien qui s’est masqué les yeux (un comble) à la lecture de cette analyse.

En chef de projet, les DONNÉES …

Les données ; les informations ; les banques de données ; les mesures quantitatives et qualitatives.

Les données doivent permettre à l’organisation quelle que soit sa taille, sa mission, ses valeurs, sa stratégie, son secteur, sa structure légale, ses unités opérationnels, ses produits, ses procédures, ses politiques, etc. de :

●     Découvrir (discovery)

●     Comparer (comparison)

●     Traiter (transaction)

●     Contrôler (monitoring)

●     Évaluer ou valider (benchmarking)

Relisez cette liste à votre aise.

N’avez-vous pas besoin de ces données pour exécuter votre VISION dans un monde en mouvance permanente. Où globalisation, localisation et internationalisation ; nouvelles technologies : basculement du rapport de force entre les parties prenantes de l’économie, de la culture, de la gouvernance ; nouveaux modèles d’organisation et combien d’autres courants idéologiques ou politiques s’entrechoquent gaiement.

Et au milieu de tout cela, vous n’êtes pas des devins. Vos données seront votre source d’information pour agir, s’adapter et … innover.

En facilitateur, les APPS … qui vont et viennent

Le rôle des apps ou des suites intégrées de logiciels est de :

●     assurer la qualité, la , la distribution, la transformation et la pérennité des données ;

●     automatiser les procédures chronophages, à haut facteur de risques, à basse valeur ajoutée ;

●     mitiger les risques des erreurs humaines .

Par exemple, le devis devient bon de commande qui devient facture qui devient pièce comptable qui devient vente et rassemble les métadonnées ou metadata[2] sur l’acheteur, sur le client, sur sa relation à l’entreprise … en un seul clic.

La cerise sur le gâteau (j’ai aussi un boulanger préféré) : toutes les apps qui livrent ces informations sont disponibles sur le Web. Mais cela c’est une autre histoire.

Avec des lunettes infrarouges …

… non seulement, mon opticien ne serait pas tombé mais il aurait découvert un autre chemin.

Et avant son concurrent qui rame tout autant que lui dans son Condroz natal.

Et comme les “techies” produisent de nouvelles apps à un rythme plus rapide que le taux de reproduction d’un lapin, ses lunettes infrarouges lui ont permis d’inscrire innovation et agilité dans l’ADN de son business, de survivre et … de prendre les devants.

Pour cela, il est revenu en LEADER de sa transformation digitale. Il a focalisé SES ressources INTERNES sur l’essentiel :

1.   ses données

2.   ses besoins en terme de résultats

3.   son équipe

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Votre accompagnateur et évangélisateur

Jean-Raymond Naveau

Les passions de votre évangélisateur, Jean-Raymond Naveau, oscillent entre l’écriture de livres pour enfants ; la mécanique quantique ; l’accompagnement d’entreprise : startups et scale-ups, TPEs, PMEs et grandes entreprises opérant globalement ; l’accompagnement de l’écosystème entrepreneurial belge et californien ; la lecture et notre jardin.

Dans l’ordre dicté par l’apparition de la lune rousse sur Grand-Rosière-Hottomont.

Bien que l’accompagnement digital des entrepreneurs soit clairement son terrain de prédilection professionnel.

Il séjourne 17 ans dans la Silicon Valley dans la baie de San Francisco, CA. Après avoir développé les logiciels de gestion d’entreprise d’Oracle, il intègre l’écosystème des startups. Ceci explique cela.

Il est co-fondateur du Global IPR Exchange, une plateforme d’échange électronique pour le marché des licences de brevets. Il collabore comme VP Product Management & Marketing, à Stakeware qui gère la responsabilité sociale de l’entreprise. En tant que Director, Program à GuideWire Group, il construit une plateforme sociale dédiée à l’écosystème et à l’accompagnement des startups. Il obtient une subvention de la NSF (« National Science Fundation »).

En 2013, de retour en Belgique, il devient General Manager de DRP Agency et se focalise sur les problèmes de « business continuity » des administrations communales et CPAS. Il se rapproche brièvement de Odoo via Idealis Consulting avant de rejoindre egg3.

C’est dans le cadre de egg3 (et pour la collectivité des entrepreneurs) qu’il écrit ces quelques lignes sur le problème de la transition digitale.

jeanraymondnaveau@gmail.com | +32 476 60 36 17 https://www.linkedin.com/in/jeanraymondnaveau